Memoblog – Oran

Paul Souleyre

Les trois Sidi d’Oran

Posted by on Mai 3, 2012

 

Mausolée Sidi Abdelkader

Mausolée Sidi Abdelkader sur le plateau de Bel Horizon, au sommet du Murdjajo (photo crédit : ©Karim Amar)

Je suis tombé sur plusieurs noms de Saints qui ont fini par me perdre.

La sainte géographie du Murdjajo est compliquée.

D’autant plus que j’ai du mal à trouver des sources dignes de ce nom.

Je me retrouve donc avec trois noms de Saints, sans compter Sidi Brahim, qui n’est pas apparu mais que tout le monde connait pas ailleurs.

Je demande donc instamment de l’aide.

Ce que dans un autre article, le général Vallejo appelait la Mesita en 1734, semble s’appeler aujourd’hui le plateau Moulay Abdelkader El-Meïda si j’en crois par exemple un certain Juan Vercher qui laisse en consultation publique son album photo Picasa.

Marabout Sidi abdelkader el jilani oran murdjajo

Ce Abdelkader El-Meïda est le même que Moulay Abdelkader al-Jilani (Moul el Meida) si ce qu’écrit cette page est correct et je ne vois pas pourquoi elle mentirait.

Plateau de Sidi Abdelkader, au sommet du Murdjajo - Le Fort de Santa-Cruz se trouve en contrebas. (source : staticpanoramio.com)

Vue sur la baie d’Oran depuis le Plateau de Sidi Abdelkader, au sommet du Murdjajo – Le Fort de Santa-Cruz se trouve en contrebas. (source : staticpanoramio.com)

Et ce Abdelkader al-Jilani me renvoie invariablement vers le saint iranien du même nom dont je ne vois aucun rapport avec Oran. Il s’agit seulement d’une figure historique du soufisme ce qui n’est pas déjà pas si mal.

Mais suffisant pour prendre le nom de la Mesita ?

Et puis à cette page, Bel Horizon rajoute une distinction qui finit de m’achever :

L’association Bel Horizon vous invite, comme chaque année et ce depuis 2006 à la Méga randonnée patrimoniale du 1er Mai, la 6ème du genre, qui nous mènera de la place du 1er Novembre au Plateau de Sidi Abdelkader el Djilani Moul El Meïda.

D’autre part, je sais que dans le coin, il y a un mausolée de Sidi Abdelkader. Donc si quelqu’un possède quelques lumières, je suis preneur.

Autre saint, que je ne connais pas, à cette page,

Sidi El Hasni est le descendant de Mouley abdallah Cherif el Wazzani, fondateur de la «tarika» Taïbya né au cours du XVIe siècle dans la tribu des Beni Arous au djebel Alam”.

Bon, ça commence à faire beaucoup.

Grotte sous Marabout Sidi abdelkader el jilani oran murjajo murdjajo

Il y a trop de noms, aussi bien de personnages que de lieux et rien à relier avec Oran. Si une bonne âme en sait davantage, encore une fois, je suis preneur.

Heureusement, il y a Sidi El-Houari. Il a donné son nom au vieux quartier d’Oran, donc lui, je le connais.

Merci à toi Sidi El-Houari.

Tu me sauves du ridicule.

 

Paul Souleyre

 

NB : Serge Durrieux, dans un article que j’ai appelé l’escargot de Mers el-Kebir et dont j’ai repris la photo ici, appelle l’espace qui se trouve entre le Fort de Santa-Cruz et le Plateau de Sidi Abdelkader “la brèche de l’Emir”. Il y a des chances que ce soit par confusion entre l’Emir Abdelkader et le théologien dont on trouve le mausolée au sommet du plateau.

 

image_groupe_cdha_blog

 

  * * *

Si vous avez les idées claires sur les trois Sidi d’Oran, surtout n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires…

 

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* * *

3 Conseils d’écriture tirés de l’article

Blogging : Un blog est à la fois général et particulier. Le sujet est commun ; l’angle est personnel. Ici, le sujet est très général puisqu’il s’agit de géographie, du moins en apparence. Plus profondément, il y est question de géographie temporelle, voire éternelle : la géographie sainte musulmane. Et l’angle personnel est celui d’un petit occidental complètement perdu dans la culture religieuse musulmane. Présenter un sujet compliqué en s’y montrant perdu permet souvent au lecteur de se projeter dans l’article puisqu’il s’identifie facilement.

Ecriture : L’écriture est en adéquation avec le thème de l’égaré. Elle est hachée, entrecoupée de beaucoup de noms, de lieux, de références extérieures au blog. Le lecteur finit par être lui aussi perdu tout en ayant malgré tout l’article lui-même comme base sur laquelle venir se reposer. Entrecouper l’article par de nombreux liens extérieurs est une bonne manière de faire passer le sentiment d’égarement. (Après, il faut faire attention de ne pas perdre son lecteur… et en même temps, il n’y a pas mort d’homme)

Transmission : Là, on est dans le thème de la transmission impossible. Il faut toujours montrer l’effort du retour vers les racines en train de se faire.

NB : N’hésitez pas à laisser des commentaires aussi bien sur l’article que sur les conseils d’écriture. Et si vos petits doigts commencent à fourmiller, c’est que vous avez envie de passer à l’action. C’est peut-être le moment pour vous d’aller faire un tour du côté de la page 350 mots.

 

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