Memoblog – Oran

Paul Souleyre

Oran et son effet Barnum

Posted by on Mai 21, 2012

Monsieur Phineas Taylor Barnum et son effet Barnum bon pour Oran

Monsieur Phineas Taylor Barnum et son effet Barnum bon pour Oran

Oran et son effet Barnum a besoin d’être aimée et admirée.

Mais elle est beaucoup trop critique avec elle-même.

Elle a bien sûr des points faibles, mais elle sait les compenser. Elle a un potentiel considérable qu’elle  n’utilise pas suffisamment à son avantage.

Vue depuis Santa-Cruz, elle semble disciplinée, mais dans ses rues elle est préoccupée et peu sûre d’elle.

Parfois elle se demande sérieusement si elle a pris la bonne décision ou fait ce qu’il fallait. Elle préfère le changement et la variété, et devient vite insatisfaite si on l’entoure de restrictions et de limitations.

Elle se flatte d’être une ville indépendante et libre ; et elle n’accepte l’opinion d’autrui que dûment démontrée. Elle estime qu’il est maladroit de se révéler trop facilement aux autres.

Par moment elle est extravertie, bavarde et sociable ; à d’autres moments elle est introvertie, circonspecte, et réservée.

Certaines de ses aspirations tendent à être assez irréalistes…

Un effet Barnum qui marche très bien pour Oran

Et maintenant, vous allez cliquer sur cette page Wikipedia et descendre jusqu’à la section “découverte” : vous lisez ce qui est en italique. Ça ne vous rappelle rien ?

Je viens de découvrir l’effet Barnum depuis disons un quart d’heure. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on se sent bête. Moi, j’adore ça, mais faites bien attention à qui vous jouez la blague. Ça peut mal tourner. Vous pouvez vous retrouver vite fait avec un bon coup de point dans la figure. Là, il y a la Méditerranée entre nous, je ne prends aucun risque.

Alors la vraie question est : comment déjouer l’effet Barnum ?

Ce n’est pas simple parce qu’il est basé sur deux ressorts fondamentaux :

  • D’abord les contradictions structurelles de la condition humaine. On est toujours à la fois ceci et son contraire. On est gentil et on est méchant, on est volontaire et on est fainéant, on est intelligent et on est idiot.
  • Ensuite notre profonde détresse. Elle est telle que quand on trouve quelqu’un qui nous a enfin compris dans nos contradictions, on a l’impression qu’on va être sauvé. Dommage, c’était le clown Barnum.

Alors quoi ? Oran ne pourrait être sauvée ? Oran serait vouée à s’agiter dans les filets du roi Barnum comme un vulgaire poisson ferré ?

Pas si sûr. Ce qui manque à notre effet Barnum, c’est un tout petit peu de dérision. C’est à ça qu’on reconnait l’effet Barnum. Il manque d’humour. Il est plongé dans les affres du sérieux. Mais c’est normal, il cherche à convaincre. Qui utilise l’effet Barnum aujourd’hui ? Les astrologues et les as du marketing.

Alors pour sauver Oran du sérieux dans lequel elle n’est jamais tombée, je vais lui demander de bien surveiller son langage et de toujours rester joyeuse. Oran la joyeuse doit rester radieuse parce que le rire est le propre de l’Homme. C’est la troisième qualité fondamentale de notre espèce et c’est la qualité qui sauve.

Mais Monsieur Phineas Taylor Barnum savait tout ça. Il tenait un cirque.

 

Paul Souleyre

 

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  * * *

Pensez-vous qu’un effet Barnum puisse faire avaler n’importe quoi à n’importe qui ?

 

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* * *

3 Conseils d’écriture tirés de l’article

Blogging : Un blog est à la fois général et particulier. Le sujet est commun ; l’angle est personnel. Ici, on est à la limite. Pour un peu, on dérive vers autre chose qu’Oran. On a le droit de partir dans n’importe quelle direction mais à la fin, il faut toujours penser à revenir au sujet commun.

Ecriture : Surtout, n’annoncez jamais la direction quand vous commencez un texte. On est là pour jouer avec le lecteur. 

Transmission : Il y est question de la transmission de ce qui fait la ville d’Oran : Oran, El Bahia, la radieuse. Ce n’était pas prévu, ça a fini par s’imposer à la fin du texte. Il faut toujours se laisser guider par le texte. C’est le texte qui sait ce qu’il y a à transmettre

NB : N’hésitez pas à laisser des commentaires aussi bien sur l’article que sur les conseils d’écriture. Et si vos petits doigts commencent à fourmiller, c’est que vous avez envie de passer à l’action. C’est peut-être le moment pour vous d’aller faire un tour du côté de la page 350 mots.

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