Memoblog – Oran

Paul Souleyre

Nicole Garcia raconte brièvement son exode

Posted by on Oct 26, 2012

Un balcon sur la mer (réalisé par Nicole Garcia)

Un balcon sur la mer (réalisé par Nicole Garcia)

J’ai passé de nombreuses années à écouter et enregistrer en continu la radio France Culture.

J’ai des milliers d’heures de mp3 que je n’ai jamais écoutées, même si j’en ai écouté des centaines.

Sur tous les sujets possibles et imaginables. Sauf peut-être l’Algérie parce qu’à l’époque, je fuyais cette histoire.

C’était entre 2002 et 2009.

Ce midi, je me suis brutalement redressé sur ma chaise et j’ai pensé à ces milliers d’heures qui dorment dans un coffre acheté tout exprès il y a quelques années.

Et j’ai jeté un oeil dans le fichier informatique qui recense tout ça.

J’ai vu que j’avais du Pierre Nora, ça m’a fait sourire. Mais non. Pas envie de l’écouter.

J’ai cherché Guirao, rien. Le miracle aurait été grandiose. Pas de Roblès non plus. Mais un peu de Camus, bien sûr.

Il y avait deux émissions qui valaient vraiment le coup à l’époque : “Mémorables” et “A voix nue”

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Dans Mémorables, c’était 5 fois une demi-heure de personnes de grande valeur (Picasso, Mauriac, Truffaut, etc.) qui étaient interrogées sur leur vie. Il s’agissait d’archives.

“A voix nue” c’était la même chose, mais les entretiens étaient contemporains.

Le plus souvent, la première émission de cette série de 5 (qui existe toujours je pense, mais je n’écoute plus) aborde l’enfance.

J’ai découvert que j’avais Nicole Garcia dans mon coffre à trésor.

Je n’ai pas le droit de mettre la demi-heure -ni même 10 secondes- mais personne ne s’intéresse à cette histoire. Donc.

On verra bien.

Je mets la partie du témoignage qui raconte son départ sur le bateau, puis la suite. Il a été diffusé le 27 décembre 2004.

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C’est un témoignage sans emphase, assez simple, mais qui dit beaucoup de choses.

Des entretiens comme j’aimerais les enregistrer moi-même, sans misérabilisme.

Un seul mot suffit pour exprimer l’abattement du père : catastrophe.

J’aime beaucoup Nicole Garcia pour des tas de raisons. Je ne les développerai pas ici, ce n’est pas le lieu.

Mais je donnerai deux qualificatifs qui l’accompagnent sans cesse quand je pense à elle :

La classe et la pudeur. 

 

Paul Souleyre.

 
REÇOIS BEAUCOUP PLUS D’INFOS SUR L’HISTOIRE D’ORAN >>
 

Juste pour le plaisir d’écouter parler Nicole Garcia
(parce que je ne crois pas qu’elle prononce une seule fois le nom de sa ville natale)

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  * * *

Que pensez-vous des quelques remarques de Nicole Garcia sur son arrivée en France, et à Montpellier en particulier ?

 

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* * *

3 Conseils d’écriture tirés de l’article

Blogging : Un blog est à la fois général et particulier. Le sujet est commun ; l’angle est personnel. Le sujet est le témoignage de l’exil et l’angle, la pudeur dans la souffrance. On reconnait la véritable souffrance à ce qu’elle engendre la pudeur, voire le silence. Toujours chercher l’angle de la pudeur. C’est le plus intéressant, et de loin.

Ecriture : Texte simple, en introduction d’un document audio simple.

Transmission : Les témoignages audio obligent à l’écoute et sont toujours plus forts que les témoignages vidéos qui dirigent le regard vers les détails du visage. Avis personnel.

NB : N’hésitez pas à laisser des commentaires aussi bien sur l’article que sur les conseils d’écriture. Et si vos petits doigts commencent à fourmiller, c’est que vous avez envie de passer à l’action. C’est peut-être le moment pour vous d’aller faire un tour du côté de la page 350 mots.

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commentaires

1 Comment

  1. L'anecdote que raconte N Garcia à Montpellier me rappelle une personnelle dans cette même cité.Quel est le dernier auteur que vous avez apprécié demanda mon jeune prof de français , cela se passait en 1963 , je levais le doigt et répondis Graham Greene, et le prof ironique me dis davant la classe vous ne confondez pas avec Graham Hill qui était un coureur automobile.La fois suvante il s'approcha de moi et tout bas se confondit en excuses

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