Memoblog – Oran

Paul Souleyre

Les ficus amoureux de la promenade Ibn Badis (ex. Létang)

Posted by on Mai 16, 2012

Oran Promenade Ibn Badis Létang

Promenade Ibn Badis (ex. Létang) – Crédit photo mrkar sur Panoramio

C’était au mois de septembre dernier.

Mon père m’envoie un mail pour me dire qu’il y a trois émissions sur Oran qui passent sur France Inter.

Je me dis ok, je les enregistre et je les écouterai plus tard. Et puis je les écoute. En faisant la vaisselle. C’est un jeudi.

C’est terrible, mais après huit mois, ce qui me reste, c’est la musique du générique…

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…d’une mélancolie incroyable. Il ne faut pas l’écouter trop longtemps, on a envie de pleurer, même sans raison. J’ai mis les 5 premières minutes de l’émission. Les 145 suivantes sont en ligne sur le site de France Inter.

C’est une série d’émissions de grande qualité.

Oran Promenade Ibn Badis Létang

Oran – Promenade de Létang (source : vitaminedz.com)

La première est centrée autour de la promenade de Létang, la deuxième autour des jeunes filles d’Oran, et la troisième autour de Sidi El Houari.

Zoé a une voix qui adoucit tout.

Abdel et Kouider parlent sans ménagement de leur ville en partie détruite, à protéger ou à reconstruire.

Kouider Metaïr, j’en ai déjà parlé l’autre jour, c’est un sacré bonhomme. L’article qui se trouve à cette page le démontre. On n’est pas dans la langue de bois. Kouider, je te salue de loin, et avec toi, tous les Belhorizonais. Un jour, je t’accompagnerai, Emile, et j’irai voir à quoi ressemble les ficus amoureux.

Il parait qu’on ne naît pas oranais, on le devient. C’est Kouider qui l’écrit. C’est Abdel qui le dit.

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Toi, Émile, tu es né oranais et tu passes ton temps à faire des aller-retour entre Montpellier et Oran.

Calère Oran

Scalera (Crédit photo Tewfik Bensouici)

Moi, je suis jumelé avec Oran, c’est peut-être mon destin après tout. J’aime bien écrire de loin, de toute façon.

J’espère que Tewfik fait sa photo quotidienne comme je le lui ai demandé.

Quand on a du talent comme ça, on a le devoir d’en faire profiter le reste du monde.

Et puis j’ai envie de poser des mots à côté de ses photos.

Bon, il est tard, je vais aller me coucher. Mais pas sans avoir écouté une dernière fois cette musique et les rires des femmes.

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Whaouh

 

Paul Souleyre.

 

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commentaires

4 Comments

  1. Paul. Merci de m’avoir accorder un bonheur démesuré.

  2. Tout l’honneur est pour moi. J’irai bien me promener sous le soleil d’Oran à l’ombre des ficus. Mais bon, il fait beau ici aussi 😉

  3. N’est pas oranais qui veut mon cher Paul. C’est vrai qu’on le devient – de gré ou de force car Oran est une redoutable séductrice ; on ne résiste jamais longtemps à son charme – mais lorsqu’on a eu la chance de voir le jour sur cette terre d’Oran, on n’est jamais comme les autres. Je veux dire, on est NOUS !!
    Être oranais c’est une âme, un état d’esprit singulier, être oranais c’est constamment détoner au milieu de la barbarie et de l’intolérance, être oranais se transmet dans les gênes.. Je pourrais passer toute ma nuit à faire du lyrique sur ma ville mais aussi pleurer sa beauté qui se fane chaque jour un peu plus sous les coups des néo-vandales. Ma ville se bâtardise et toute joie ne peut qu’être entachée de culpabilité..
    Ta sensibilité et ton amour pour Oran me touche beaucoup, Paul..

  4. Puisque tu pourrais passer toute la nuit à faire du lyrique sur ta ville, je te prends au mot Toufik, écrit quelque chose sur Oran. Ce qui te touche le plus. Ce qui te fait vibrer.
    Demain, je publie l’article d’une pied-noir dont les parents étaient oranais. J’aimerais pouvoir alterner entre ceux qui portent la voix directe d’Oran, comme toi, et ceux qui portent quelque chose comme une transmission.

    En tout cas, merci pour tes commentaires toujours très riches, Toufik. C’est un plaisir.

    Paul.

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