Memoblog – Oran

Paul Souleyre

La grande Sebkha d’Oran

Posted by on Mai 4, 2012

Rose des sables

Rose des sables (en trouve-t-on dans le Sebkha d’Oran ?) – Source : pressvoyages.com

Si j’ai mis une photo de rose des sables ici, c’est parce que cette roche évaporitique se forme habituellement sur les abords des sebkhas.

Je ne suis pas arrivé à savoir s’il y avait des roses des sables à la périphérie de la grande sebkha d’Oran. Il n’y a pas non plus de film de cette sebkha, c’est vraiment la parente pauvre de la région.

Les monuments de la ville sont photographiés sous toutes les coutures mais il faut se battre pour trouver quelque chose de sérieux sur la sebkha d’Oran.

Le seul film qu’on trouve est un petit film familial qui n’a d’autre intérêt que de montrer qu’une sebkha passe la moitié de son temps totalement asséchée.

J’ai toujours aimé les sebkhas.

Ces formations géomorphologiques possèdent une charge poétique très forte. Elles ont la capacité finalement assez rare de provoquer chez l’auditeur des images étonnantes. Lorsque j’étais plus jeune, on m’a souvent parlé des sebkhas.

Sebkha à l’origine… du plâtre

C’était la plupart du temps dans un amphithéâtre où 200 étudiants prenaient des notes sur des tonnes d’informations géologiques. Là au milieu, ces structures faisaient figure de grandes déesses un peu mystérieuses parce qu’elles avaient le don de fabriquer des évaporites.

sebkha oran

La grande sebkha d’Oran (source : site Oran des années 50)

Les évaporites sont des roches particulières qui se forment suite à l’évaporation de l’eau peu profonde de la sebkha soumise à de fortes températures. Les sels précipitent et forment par exemple du gypse à la base de certaines évaporites. On en fait du plâtre.

Du plâtre… Mon Dieu quel manque de délicatesse. J’aurais préféré entendre on en fait des roses des sables.

Pour ceux qui ont envie d’en savoir un peu plus, il y a ici des informations géologiques très claires et la sebkha d’Oran est à classer dans les sebkhas fluvio-lacustres. Le lac est approvisionné par un réseau hydrologique très développé qui provient principalement des massifs du Tessala. Par capillarité, l’eau de la nappe phréatique peu profonde remonte à la surface et s’évapore laissant des dépôts blancs d’évaporites parfaitement visibles sur Google Maps par exemple.

L’eau de cette Sebkha est salée, elle forme une pellicule de 10 à 30 cm qui varie en fonction de la pluviométrie. Cette pellicule s’assèche complètement durant l’été suite a une très forte évaporation et une sécheresse qui dure depuis une dizaine d’années” nous informe la Direction hydraulique de la Wilaya d’Oran sur cette page de forum dans un article très complet.

Et puis surtout, il y a des flamands roses.

 

Paul Souleyre.

NB : après avoir regardé le petit film familial, pensez à aller faire un tour du côté des zones humides Ramsar de la région.

05/04/2008 – Balade sur la Sebkha d’Oran par valetgreg

image_groupe_cdha_blog

 

  * * *

La Sebkha est-elle souvent asséchée ? Peut-on y marcher sans problème ?

 

Répondez dans les commentaires.
Si vous avez aimé cet article, cliquez sur “J’aime”.

* * *

 

3 Conseils d’écriture tirés de l’article

Blogging : Un blog est à la fois général et particulier. Le sujet est commun ; l’angle est personnel. Ici, l’angle est volontairement choisi comme scientifique, c’est-à-dire, objectif, extérieur. Il ressemble à un cours en amphithéâtre. Or, la chute déstabilise et renvoie à des valeurs subjectives : la science ne vaut pas grand chose devant la beauté des flamants roses. L’opposition objectif/subjectif est à la base de l’écriture sur blog. Dans le même article, il faut au maximum opposer la connaissance objective et le ressenti subjectif.

Ecriture : L’écriture scientifique est très belle. Une écriture rude, sans fard. Cependant, sur un blog, il faut toujours teinter l’écriture scientifique d’un peu de subjectivité sans quoi on s’endort.

Transmission : Il y a un tout petit passage qui est intéressant de ce point de vue. Et peut-être est-ce au fond ce que le lecteur retiendra : le petit film de famille. Quand on le regarde bien, il est magnifique. Parce que la sebkha est magnifique. Ce petit film est intéressant parce que le lecteur peut se projeter. Il faut donner de la matière de transmission sur laquelle le lecteur peut projeter sa propre transmission.

NB : N’hésitez pas à laisser des commentaires aussi bien sur l’article que sur les conseils d’écriture. Et si vos petits doigts commencent à fourmiller, c’est que vous avez envie de passer à l’action. C’est peut-être le moment pour vous d’aller faire un tour du côté de la page 350 mots.

Ceux qui ont aimé cet article ont aussi apprécié :

(Visited 726 times, 1 visits today)

Commentaire Facebook

commentaires

2 Comments

  1. Rose de sable a la sebkha d’Oran, impossible mr Paul Souleyre , généralement les roses de sable se forment dans un milieux sablonneux se qui n'est pas le cas a Oran, moi même j'ai effectuer des recherche de roses de sable dans les environs de la sebkha de Timimoun, on creuse dans le sable des trou au hasard de trouver quelque pière, pour vous dire si les roses de sable se trouvait a Oran , Ca aurait pu être un commerce florissant pour les oranais

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *