Memoblog – Oran

Paul Souleyre

Je sais où est le trésor caché d’Oran

Posted by on Mai 11, 2012

Le trésor caché d’Oran

Le trésor caché d’Oran n’est pas très loin, il suffit d’ouvrir les yeux.

Lorsqu’on arrive par le bateau, on ne voit que ça.

Même depuis Google Earth, il est difficile de passer à côté. Fatéma Bakhaï se pose encore la question, ça m’étonne.

Dans la deuxième version du livre de Kouider Metaïr sortie en 2003, elle commence son article par la question “Où se trouve le trésor d’Oran ? Où est-il caché depuis près de deux siècles ?

Tout commence en 1805, parait-il, mais le début est long et parsemé de batailles peu intéressantes. Donc j’en arrive au fait : “le nouveau Bey d’Oran pouvait être satisfait, le beylik de l’ouest était pacifié […] les coffres du Bey s’emplirent de joyaux, de solthanis, de pierres précieuses et de boudjous (monaie en cours à l’époque)

Or bien sûr, quand on a tant d’argent, les choses tournent rapidement mal ; on devient flemmard et on passe son temps affalé dans les canapés avec trois jolies jeunes filles lascives qui nous brossent les poils du torse. La belle vie, quoi.

Mais non. Pas la belle vie. Ce ne serait pas moral. Et le Bey d’Oran est à ce point tombé en décadence qu’il en devient tyran. C’est vrai que du coup, c’est déjà moins drôle. Les notables de la ville s’exaspèrent et finissent par adresser une plainte au Dey d’Alger qui dans son coin se faisait la remarque que la ville d’Oran ne contribuait pas beaucoup à sa richesse personnelle.

N’écoutant que son coeur, il décide pour récupérer son bien d’envoyer un agha, Omar El-Deldji, qui vérifiera les comptes du Bey.

Et nous voici arrivés au moment tant attendu : le Bey se doute de quelque chose. La nuit précédent l’arrivée d’Omar, il fait une petite virée sous les étoiles avec deux maçons pour trouver une cachette à son trésor.

Et il en trouve une tellement plaisante qu’il en profite aussi pour y enterrer les pauvres maçons, on ne les reverra jamais.

C’était il y a deux siècles. Tout le monde cherche la cagnotte depuis. Sans succès.

Pourtant. Ce n’est pas compliqué. Il suffit d’ouvrir les yeux.

Bonne nuit. Je pars me coucher.

 

Paul Souleyre.

 

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* * *

Savez-vous où se trouve les trésor d’Oran ?

 

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3 Conseils d’écriture tirés de l’article

Blogging : Un blog est à la fois général et particulier. Le sujet est commun ; l’angle personnel. Ne jamais raconter ses petites histoires personnelles si elles ne peuvent pas se fondre dans une histoire commune. On n’est pas sur Facebook. Racontez du général à travers votre regard A VOUS. Ici, tous les oranais sont concernés mais ils découvrent l’histoire à travers mon regard. C’est LA valeur ajoutée d’un blog. Tout le monde peut trouver l’information, mais personne ne peut la racontez par votre oeil. Après, la difficulté dans l’écriture, c’est de faire passer son oeil. Il ne faut pas tomber dans le “moi, je” Ça s’apprend. 

Ecriture : Cette fois-ci, je crée un faux suspense, mais le lecteur normal sait que je m’amuse. Par contre, il ne sait pas comment je vais conclure. Le mieux est toujours de ne pas conclure. Laissez la fin du texte ouverte. Ne pas donner de solution, surtout dans ce genre de texte léger. S’il s’agit d’une page de vente, c’est une autre histoire… 

Transmission : Ici, c’est une transmission tout ce qu’il y a de plus classique. Il s’agit de faire connaître un fait historique. MAIS, au lieu de décrire le fait historique : faites revivre à votre lecteur l’anecdote historique.

NB : N’hésitez pas à laisser des commentaires aussi bien sur l’article que sur les conseils d’écriture. Et si vos petits doigts commencent à fourmiller, c’est que vous avez envie de passer à l’action. C’est peut-être le moment pour vous d’aller faire un tour du côté de la page 350 mots.

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commentaires

1 Comment

  1. Formidable Madame Bekkhaie , qui nous fait rever et transporter dans la
    légende oranaise .

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